Le discours contre-nature de Joissains... quel culot !!

La pire menace contre l'écologie est d'utiliser ce thème à des fins purement électoralistes, sans aucune conviction ni culture environnementaliste. Clairement, les récentes déclarations de Maryse JOISSAINS dans "La Provence" (édition du 19 juin) illustrent parfaitement cette menace : en se contentant de formuler quelques vagues promesses, de lâcher à la presse deux-trois "mots clés" afin de verdire le discours et, comme à l'accoutumé avec elle, de se complaire dans l'autosatisfaction, Maryse JOISSAINS tente de jeter un voile médiatique opaque sur un bilan désastreux. Mais les Aixois ne sont pas dupes : depuis 2001, l'écologie et le développement durable sont au point mort... pire, nous avons pris un retard considérable par rapport aux autres grandes agglomérations d'Europe et dans le monde.
Il suffit de regarder autour de soi pour se rendre compte du mensonge et de son ampleur. Prenez par exemple la construction de la Duranne. Si l'équipe de Mme JOISSAINS était effectivement convaincue de la nécessité des éco-quartiers, comment expliquer alors que ce nouveau quartier est tout SAUF un éco-quartier ? Ou sont passés les matériaux écologiques, quelles sont les techniques qui ont été utilisées pour l'isolation thermique des bâtiments, pour l'autonomisation énergétique des bâtiments, pour la promotion des énergies renouvelables, pour la récupération des eaux de pluie ? Ou sont les toits et les murs végétaux qui assainissent l'air ? Regardez les vidéos de mon post précédant sur les éco-quartiers, puis balladez-vous à la Duranne, et vous verrez que ce que Mme JOISSAINS a fait est tout simplement le contraire de ce que l'éco-urbanisme recommande !
Autre exemple ? La gestion des déchêts sur Aix. Si la Ville constate à juste titre l'état de saleté et de délabrement des rues, ce n'est hélas que la partie visbile de l'iceberg. Le plus inquiétant, c'est tout ce que l'on ne voit pas... et lorsque l'on consulte les chiffres officiels, ils montrent à quel point Aix et le Pays d'Aix est un très mauvaise élève par rapport à l'objectif de réduction de nos déchets : le tri sélectif est insuffisament répandu, les techniques de "pesée-embarqué" (l'on ne paie que le poids réel des déchets non triés) sont absentes du territoire, aucune discussion sérieuse n'a été engagée avec les grandes surfaces commerciales pour réduire le poids des emballages et plastiques de manière drastique... Oh, bien sur, il y a bien dans les tuyaux le projet de mettre quelques points "compost" par-ci, par-là (le compost étant le tri des déchets organiques que l'on laisse, naturellement, se transformer en un excellent engrais, sain pour les utilisateurs de surcroit) mais l'investissement projeté est ridicule par rapport aux besoins... ce n'est qu'un petit saupoudrage pour se donner une bonne conscience verte.
Et les transports alternatifs à la voiture ? Et la dépollution des points d'eau ? Et l'éco-ruralité ? Rien, rien, rien... désespérement rien !!
Non Madame JOISSAINS ! Ce n'est pas parce que vous avez découvert - il y a une semaine à peine - l'intérêt électoraliste de l'écologie que vous et votre équipe êtes devenus exemplaires en matière de développement durable. L'écologie est peut-être ni de droite, ni de gauche, mais en tout cas, elle n'est pas joissiniste !!
J'aurais l'occasion de revenir sur tout un ensemble d'enjeux environnementaux et sanitaires qui doivent urgemment trouver une réponse au niveau d'Aix et du Pays d'Aix. Cette campagne sera une excellente tribune pour penser notre future développement durable.
Je me contenterais aujourd'hui de formuler la proposition qui me semble être la plus importante pour engager la Ville dans l'excellence écologique... proposition qui, pour information, figure en tête des priorités de la liste "Tous ensemble pour Aix" (Alexandre MEDVEDOWSKY et François-Xavier de PERETTI) :
"Imposer, dans toutes les procédures de passation de marchés publics, des critères environnementaux, sanitaires et sociaux transparents et exigents".
En gros, lorsque la Ville s'engagera dans de nouvelles constructions, ou se fournira en produits nécessaires à son fonctionnement, les impératifs écologiques et sanitaires seront déterminants dans le choix effectué, au moins autant si ce n'est plus que le coût et la rentabilité économique. On passera d'une culture du mieux disant économique vers celle du mieux disant écologique... et ça, ça change tout !!
Par exemple, pour construire un nouveau bâtiment, ces critères peuvent être l'utilisation de matériaux écologiques, le recours à du bois éco-certifié, l'intégration des Nouvelles technologies de l'environnement, l'isolation thermique, l'appel aux énergies renouvelables, etc...
Cette proposition n'a l'air de pas grand chose. Elle est pourtant systématiquement occultée par les candidats... Elle est surtout fondamentale, car son respect impose des contraintes positives dès la conception des projets.
C'est le premier pas vers la généralisation d'une "culture publique du développement durable". Il y en a d'autres, des pas à faire... rdv sur mon blog ces prochains jours pour en savoir plus :)
D'ici là, MEFIEZ VOUS DES CONTREFACONS ECOLOGIQUES !!
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Il suffit de regarder autour de soi pour se rendre compte du mensonge et de son ampleur. Prenez par exemple la construction de la Duranne. Si l'équipe de Mme JOISSAINS était effectivement convaincue de la nécessité des éco-quartiers, comment expliquer alors que ce nouveau quartier est tout SAUF un éco-quartier ? Ou sont passés les matériaux écologiques, quelles sont les techniques qui ont été utilisées pour l'isolation thermique des bâtiments, pour l'autonomisation énergétique des bâtiments, pour la promotion des énergies renouvelables, pour la récupération des eaux de pluie ? Ou sont les toits et les murs végétaux qui assainissent l'air ? Regardez les vidéos de mon post précédant sur les éco-quartiers, puis balladez-vous à la Duranne, et vous verrez que ce que Mme JOISSAINS a fait est tout simplement le contraire de ce que l'éco-urbanisme recommande !
Autre exemple ? La gestion des déchêts sur Aix. Si la Ville constate à juste titre l'état de saleté et de délabrement des rues, ce n'est hélas que la partie visbile de l'iceberg. Le plus inquiétant, c'est tout ce que l'on ne voit pas... et lorsque l'on consulte les chiffres officiels, ils montrent à quel point Aix et le Pays d'Aix est un très mauvaise élève par rapport à l'objectif de réduction de nos déchets : le tri sélectif est insuffisament répandu, les techniques de "pesée-embarqué" (l'on ne paie que le poids réel des déchets non triés) sont absentes du territoire, aucune discussion sérieuse n'a été engagée avec les grandes surfaces commerciales pour réduire le poids des emballages et plastiques de manière drastique... Oh, bien sur, il y a bien dans les tuyaux le projet de mettre quelques points "compost" par-ci, par-là (le compost étant le tri des déchets organiques que l'on laisse, naturellement, se transformer en un excellent engrais, sain pour les utilisateurs de surcroit) mais l'investissement projeté est ridicule par rapport aux besoins... ce n'est qu'un petit saupoudrage pour se donner une bonne conscience verte.
Et les transports alternatifs à la voiture ? Et la dépollution des points d'eau ? Et l'éco-ruralité ? Rien, rien, rien... désespérement rien !!
Non Madame JOISSAINS ! Ce n'est pas parce que vous avez découvert - il y a une semaine à peine - l'intérêt électoraliste de l'écologie que vous et votre équipe êtes devenus exemplaires en matière de développement durable. L'écologie est peut-être ni de droite, ni de gauche, mais en tout cas, elle n'est pas joissiniste !!
J'aurais l'occasion de revenir sur tout un ensemble d'enjeux environnementaux et sanitaires qui doivent urgemment trouver une réponse au niveau d'Aix et du Pays d'Aix. Cette campagne sera une excellente tribune pour penser notre future développement durable.
Je me contenterais aujourd'hui de formuler la proposition qui me semble être la plus importante pour engager la Ville dans l'excellence écologique... proposition qui, pour information, figure en tête des priorités de la liste "Tous ensemble pour Aix" (Alexandre MEDVEDOWSKY et François-Xavier de PERETTI) :
"Imposer, dans toutes les procédures de passation de marchés publics, des critères environnementaux, sanitaires et sociaux transparents et exigents".
En gros, lorsque la Ville s'engagera dans de nouvelles constructions, ou se fournira en produits nécessaires à son fonctionnement, les impératifs écologiques et sanitaires seront déterminants dans le choix effectué, au moins autant si ce n'est plus que le coût et la rentabilité économique. On passera d'une culture du mieux disant économique vers celle du mieux disant écologique... et ça, ça change tout !!
Par exemple, pour construire un nouveau bâtiment, ces critères peuvent être l'utilisation de matériaux écologiques, le recours à du bois éco-certifié, l'intégration des Nouvelles technologies de l'environnement, l'isolation thermique, l'appel aux énergies renouvelables, etc...
Cette proposition n'a l'air de pas grand chose. Elle est pourtant systématiquement occultée par les candidats... Elle est surtout fondamentale, car son respect impose des contraintes positives dès la conception des projets.
C'est le premier pas vers la généralisation d'une "culture publique du développement durable". Il y en a d'autres, des pas à faire... rdv sur mon blog ces prochains jours pour en savoir plus :)
D'ici là, MEFIEZ VOUS DES CONTREFACONS ECOLOGIQUES !!
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